Quels sont les pièges à éviter en ce qui concerne le prêt immobilier et l’emploi intérimaire ?

Les projets immobiliers sont généralement des projets de grande envergure qui nécessitent de gros investissements. Dans de telles circonstances, se tourner vers les banques reste l’ultime solution pour réaliser son projet. Si certains profils comme les employés intérimaires sont éligibles à un crédit immobilier, certains pièges les guettent d’entrée. Ils sont impérativement à éviter.

Se lancer tout seul dans la quête d’un crédit immobilier

Obtenir un crédit immobilier est l’une des choses difficiles à réussir si vous n’êtes pas un professionnel immobilier ou un employé de banque. Puisque le processus nécessite certaines connaissances du domaine. C’est pourquoi vous devez vous faire accompagner et conseiller par un professionnel. Ainsi, vous éviterez certains pièges qui peuvent vous être fatals dans la mise en œuvre de votre projet. Les courtiers sont les professionnels les plus connus pour ce genre d’opérations. Cependant, un agent immobilier ou un banquier peut également vous aider. Ces derniers peuvent vous aider à effectuer les démarches administratives et à visiter l’immeuble.

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Présenter un dossier incomplet et non séduisant

Un autre piège fondamental à éviter pour obtenir facilement un prêt immobilier est de présenter un dossier incomplet. En effet, avant tout octroi de crédit, les banques exigent des emprunteurs la constitution d’un dossier. Ce dernier doit comporter certaines pièces obligatoires. En plus de ces pièces, vous devez fournir tous les détails possibles afin d’optimiser vos chances.

Si vous avez un deuxième emploi, c’est important de le préciser dans votre demande. Vous devez faire de même si vous avez effectué récemment un déménagement. L’objectif est d’informer le prêteur sur votre ancienne adresse afin de le rassurer davantage. Bref, votre dossier se doit d’être présentable et séduisant.

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Afin de vous assurer d’avoir un dossier complet, sérieux et optimisé, vous pouvez demander à quelqu’un de vérifier si votre candidature ne contient pas des erreurs. Cette personne vérifie également si le dossier ne souffre d’aucun manque d’informations. Pour les personnes qui ont pris par un intermédiaire, il revient à ce dernier de vérifier si tout est correct avant de soumettre le dossier.

Demander un crédit que vous ne pouvez vous permettre

Si vous occupez un poste intérimaire et que vous souhaitez mettre en œuvre un projet immobilier, vous devez prendre en compte vos revenus. Vous ne devez pas en réalité demander un crédit que vous n’êtes pas en mesure de payer. Le fait de demander un prêt trop important suffit que la banque vous qualifie d’un emprunteur non sérieux. Déjà, elles considèrent les employés intérimaires comme des profils emprunteurs à risque.

D’une manière générale, les emprunteurs peuvent se permettre un crédit immobilier 2 ou 2,5 fois supérieur à leurs revenus annuels bruts. Si vos revenus mensuels ne peuvent pas couvrir les mensualités à verser à la banque, vos chances d’obtenir ce crédit sont minimes. Alors, au lieu de vous lancer dans un projet immobilier trop grand, préférez plutôt les projets qui sont à votre portée. Par ailleurs, il est important que vous disposiez de garanties suffisantes pour forcer le prêteur à vous faire confiance.

Ne pas comparer les offres présentes avant de signer un contrat

Il existe une multitude de banques qui proposent des prêts immobiliers pour particuliers. Chacune d’elle présente une offre spécifique qui peut mieux correspondre à votre statut d’employé intérimaire. Vous devez donc effectuer beaucoup de recherches afin de trouver les meilleures offres du marché. Internet reste un outil fondamental que vous devez utiliser pour ce faire. Après cela, prenez soin de les comparer afin de déterminer celle qui vous parle le plus. Cela vous permet d’avoir non seulement les meilleurs taux, mais encore d’obtenir un emprunt plus flexible.

Trop réduire la mensualité à verser

L’un des pièges qui vous guettent lors de la signature du contrat de crédit immobilier est la réduction des mensualités. En effet, certains employés intérimaires optent dans leur contrat pour un versement plus réduit. Ils font souvent ce choix afin d’optimiser leur reste à vivre. Mais, ce qu’ils ignorent est que plus la mensualité est réduite, et plus la durée de remboursement de la dette est rallongée.

Or, les intérêts d’un prêt obtenu auprès d’une banque ne cessent de courir qu’après remboursement total de la somme empruntée. En fonction de la durée du remboursement, les intérêts générés sur un crédit peuvent atteindre le montant principal. Il vaut mieux donc opter pour une mensualité normale ou si possible une mensualité élevée pour vite éteindre vos obligations contractuelles.

Ne pas prendre en compte l’impact de la précarité de l’emploi intérimaire sur les taux d’intérêt

Un autre piège qui peut vous guetter lors de la souscription à un prêt immobilier est l’impact de la précarité de votre emploi intérimaire sur les taux d’intérêt. En effet, même si le marché du travail intérimaire est en constante progression, les banques considèrent que ce type d’emploi présente des risques plus élevés qu’un CDI ou une profession libérale.

Pensez à bien prendre conscience que votre situation professionnelle peut influencer les taux proposés par la banque. La plupart du temps, ces derniers seront légèrement plus élevés comparativement aux personnes ayant un emploi stable et pérenne.

Il ne faut pas oublier que dans certains cas spécifiques de recours à l’intérim (pic saisonnier très court), certains projets immobiliers peuvent être refusés totalement car jugés trop incertains et instables financièrement.

Pensez à bien réfléchir aux impacts potentiels liés à votre condition d’intérimaire sur votre profil emprunteur ainsi que sur vos possibilités financières futures.

Oublier de négocier les conditions de remboursement en cas de perte d’emploi ou de baisse de revenus

Un autre piège à éviter lors de la souscription d’un prêt immobilier est l’oubli de négocier les conditions de remboursement en cas de perte d’emploi ou de baisse significative des revenus. Effectivement, vous devez examiner toutes les options possibles pour faire face aux situations financières difficiles.

Dans ce cadre, vous devez étudier plusieurs alternatives telles que :
• Le report temporaire des mensualités
• La renégociation du taux
• La modulation des échéances
• La réduction du capital emprunté sur une durée plus longue afin d’alléger la charge mensuelle…

Pour avoir accès à ces options particulières, le mieux est encore de discuter dès le départ avec votre conseiller financier et/ou courtier. Il sera ainsi possible d’envisager différents scénarios et choisir ensemble celui qui conviendra le mieux à vos besoins financiers futurs.

Il faut aussi garder à l’esprit qu’en cas de difficultés financières prolongées entraînant un retard ou une absence totale dans les paiements mensuels (surtout si ceux-ci s’accumulent), cela peut mener malheureusement à un retrait forcé du bien immobilier acquis par voie judiciaire.

Au moment où vous envisagez un prêt immobilier en étant intérimaire ou auto-entrepreneur, pensez bien aux conséquences potentielles liées aux risques inhérents du contrat souscrit et examinez toutes les possibilités pour faire face aux situations financières difficiles.