Taux immobilier 2021 : à quoi s’attendre cette année ?

Pas besoin de faire le tour du cadran pour comprendre : obtenir un crédit immobilier en 2021, c’était bien plus qu’une formalité bancaire. Le taux d’intérêt débiteur, autrement dit le prix réel de l’argent prêté, a rythmé les espoirs et les calculs des acheteurs. Chaque banque affiche ses propres conditions, et l’année a vu défiler des chiffres qui ont fait frémir plus d’un futur propriétaire.

Les taux immobiliers bas au premier trimestre 2021

Début 2021, l’ambiance est à la bonne nouvelle pour celles et ceux qui rêvent de devenir propriétaires. Les taux immobiliers restent au plancher et les banques semblent jouer la carte de l’attractivité. En janvier, sur 15 ans, les taux moyens descendent à 1%. Sur 20 ans, on parle de 1,20 %. Certains profils privilégiés, ceux qu’on appelle les dossiers premium, décrochent même des offres à 0,48 % sur 15 ans et 0,59 % sur 20 ans.

Février poursuit sur cette lancée : la moyenne chute à 0,95 % sur 15 ans, 1,15 % sur 20 ans. Les meilleurs taux connaissent, eux, un léger rebond : 0,60 % sur 15 ans, 0,73 % sur 20 ans. La stabilité s’impose à la fin du trimestre pour les taux standards, alors que les taux mini continuent de progresser, atteignant 0,65 % sur 15 ans et 0,83 % sur 20 ans. Même en hausse, ces valeurs restent très attractives pour emprunter.

Les taux compétitifs au deuxième trimestre 2021

Avril 2021 ne bouleverse pas la donne : le taux moyen sur 15 ans demeure à 0,95 %, celui sur 20 ans glisse légèrement à 1,10 %. Les meilleurs profils obtiennent 0,80 % sur 20 ans, tandis que le barème reste stable sur 15 ans. On sent bien que les établissements bancaires cherchent à séduire, tout en veillant à préserver leur marge : leur stratégie balance entre performance et conquête de nouveaux clients.

Un événement notable intervient : la diminution des seuils de l’usure. Conséquence directe, certains emprunteurs se retrouvent exclus du marché, faute de pouvoir satisfaire à ces nouvelles exigences.

Mai et juin s’installent dans la stabilité. Tous les emprunts, de 7 à 25 ans, voient leurs conditions inchangées. Quelques hausses minimes apparaissent pour les dossiers les plus solides, mais le baromètre général ne bouge pas : 0,65 % sur 15 ans, 0,80 % sur 20 ans. La prudence domine, mais la fenêtre reste ouverte pour investir dans l’immobilier.

Un troisième trimestre toujours favorable

L’été, souvent synonyme de ralentissement, n’a pas bousculé l’équation des taux en 2021. Moins de dossiers, d’habitude, ça pousse les banques à relever leurs prix pour éviter l’embouteillage. Cette fois, elles maintiennent le cap, et les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • En juillet, le taux moyen sur 15 ans fléchit de 0,95 % à 0,90 %, tandis que le 20 ans reste à 1,10 %. Les meilleurs dossiers obtiennent 0,60 % sur 15 ans, 0,75 % sur 20 ans.
  • Août confirme la tendance avec une baisse sur le taux moyen à 1,05 % sur 20 ans ; les demandes les plus solides décrochent 0,56 % sur 15 ans et 0,70 % sur 20 ans.
  • Septembre, enfin, affiche 0,85 % sur 15 ans, 1 % sur 20 ans en taux moyens. Les dossiers les plus compétitifs profitent de 0,53 % sur 15 ans et 0,66 % sur 20 ans.

Les banques entendent bien garder leur attractivité et préparent déjà le terrain pour l’année suivante. Pour beaucoup d’acquéreurs, le moment reste propice : il fallait simplement saisir l’opportunité.

Les taux légèrement fluctuant au quatrième trimestre

Le dernier round de l’année ne déroge pas à la tendance : les conditions d’octroi se durcissent par endroits, mais les taux immobiliers demeurent bas. Octobre voit remonter les taux mini à 0,55 % sur 15 ans et à 0,70 % sur 20 ans, mais les taux moyens restent confortablement installés à 0,85 % sur 15 ans, 1 % sur 20 ans.

En novembre, la hausse est discrète : 0,60 % sur 15 ans, stabilité sur 20 ans. Les taux du marché montent à 0,95 % et 1,10 % pour revenir en décembre à 0,90 % et 1 %. Les variations restent faibles, la trajectoire, elle, demeure favorable au financement immobilier.

2021 aura été, pour bon nombre d’acheteurs, l’année où le rêve de propriété a trouvé un terrain fertile. Pour ceux qui ont franchi le pas, le souvenir de ces taux planchers risque de rester gravé. Et pour les autres, la question se pose : la fenêtre restera-t-elle longtemps entrouverte ?

Les plus lus